Une mère décédée, un père alcoolique, une famille à sauver et un ancien héros de la guerre : tout laissait à penser que Warrior ne serait qu’une énième redite d’un Rocky ou d’un Rambo remis au goût du jour. Et pourtant…

Bien décidé à remporter un tournoi de free fight d’envergure mondiale, le Sparte, Tommy Colon (Tom Hardy) décide de renouer avec son père, un ancien alcoolique, dans le but de s’entraîner. Son frère, Brendan (Joel Edgerton) participe lui de son côté à des petits combats en plus de son emploi de professeur de physique afin d’assurer la vie de sa famille et éviter à la banque de saisir sa maison. Les deux frères vont se retrouver dans le même tournoi, bien décidés à remporter les 5 millions de dollars promis au vainqueur…

Est-ce la prestation proprement hallucinante d’un Tom Hardy musculeux à souhait dont on parvient à peine à percevoir les sentiments ? Ou la justesse et l’abnégation de Joel Edgerton, prêt à tout pour sauver sa famille d’une expulsion inéluctable ? Toujours est-il que Warrior prend aux tripes dès les premières minutes de pellicule pour ne plus vous lâcher une seule seconde. La réalisation, rythmée, aide sans doute à ce que le spectateur se sente pleinement touché par les nombreuses préoccupations des personnages.

À mesure que le film avance, le scénario s’épaissit plus qu’il ne l’aurait laissé imaginer au départ. Et c’est surtout le personnage joué par Tom Hardy qui impressionne par ses blessures habilement dissimulées sous un quintal de puissance brut. À noter que l’acteur anglais, révélé dans le film Bronson, possède sans aucun doute les trapèzes les plus imposants qu’il m’est été donné de voir… Batman, son futur adversaire dans le Dark Night Rises de Christopher Nolan, n’a qu’à bien se tenir !

Sans en faire de trop, le réalisateur Gavin O’Connor, récemment auteur de This Must Be The Place avec Sean Penn, nous offre un grand film qui peut trôner fièrement à côté de mastodontes tels que Raging Bull ou encore The Westler. Rien que ça !

Mon coup de coeur de l’année, et de loin !

Difficile de trouver un film potable en ce mois de septembre : autant la rentrée est une période très attendue pour les mordus de littérature, autant les fondus de cinéma doivent faire face à une période de vaches maigres.

Et ce n’est pas le manque d’imagination des réalisateurs et producteurs qui va me faire changer d’avis : il suffit de regarder l’affiche actuelle et la bataille ridicule que nous offre les deux remakes de la Guerre des boutons pour le constater.

Dans ce que j’ai pu voir récemment, deux films ont particulièrement attiré mon attention : La Guerre est déclarée, de et avec Valérie Donzelli, et Présumé Coupable, avec un incroyable Philippe Torreton.

Malgré les critiques dithyrambiques reçues par le premier nommé, celui-ci ne m’a pas entièrement convaincu. La faute à un jeu d’acteur pas toujours juste, beaucoup trop théâtral à mon goût, et qui n’apporte rien à l’ensemble du film. Pourtant les bonnes idées sont nombreuses, à l’image de la réalisation un peu décalée ou encore de l’importance donnée à la musique. Mais il manque à mon goût trop de choses pour en faire un film inoubliable.

Le second métrage dispose lui de beaucoup plus d’arguments à faire valoir, avec en premier lieu l’immense prestation de Philippe Torreton, littéralement habité par son rôle d’huissier accusé dans la sordide affaire Outreau. Les autres acteurs sont au diapason de cette prestation. La réalisation, sans être folichonne, reste solide. En bref, s’il y a un film à voir ce mois-ci, je vous conseille Présumé Coupable !

Espérons à présent qu’avec le mois d’octobre qui pointe le bout de son nez, l’activité filmique va reprendre en densité et en qualité. Je guette d’un oeil averti la sortie de Drive, prévue pour le 5 octobre prochain. Encore un peu de patience !


Les amoureux de la terre battue et du tennis en général ont depuis longtemps coché en rouge la date du 22 mai sur leurs calendriers : c’est en effet ce dimanche que débute la grande quinzaine de Roland Garros, l’un des piliers constituant les 4 tournois du Grand Chelem. Ce sera l’occasion pour le serbe Novak Djokovic de confirmer sa mainmise actuelle sur le circuit ATP. Mais l’espagnol Rafael Nadal, roi de la terre battue ces 6 dernières années, n’a sans doute pas dit son dernier mot, tout comme le suisse Roger Federer, qui vise encore ouvertement la première place mondiale. Votre blog vous propose une revue d’effectif des forces en présence, des chances de chacun, sans oublier le parcours possible de nos joueurs français.

Novak Djokovic, fort de ses 37 victoires consécutives depuis le début de l’année (du jamais vu depuis John McEnroe et ses 42 succès de suite en 1984) et ses deux succès en finale contre l’ogre de la terre battue, Rafael Nadal, aux masters 1000 de Madrid et Rome, peut être naturellement considéré comme le favori de la quinzaine qui va s’ouvrir prochainement. Celui qu’on surnomme le “Djoker” ne s’en cache pas : il vise le doublé en Grand Chelem après sa victoire à l’Open d’Australie en début d’année. Force est de constater que le serbe surfe sur une vague de confiance hallucinante : son physique est meilleur que jamais, et il est en mesure d’imposer son jeu à tous ses adversaires, quelle que soit la surface. Malgré tout, la récupération sera la clé de son éventuel succès à Roland Garros. En effet, le tournoi se joue en 3 sets gagnants : il sera donc important pour Novak de passer les premiers tours sans encombre pour faire face à une adversité grandissante à mesure que les matchs s’égraineront. Quoi qu’il en soit, il ne peut pas s’en cacher : le favori légitime, c’est lui.

Rafael Nadal, 5 fois vainqueur à Roland Garros et tenant du titre, ne l’entend bien évidemment pas de cette oreille. Lui qui avait enchainé 37 victoires consécutives sur terre battue avant sa défaite en finale contre Novak Djokovic à Madrid peut encore être considéré comme le favori dans la mesure où il n’a connu qu’une seule fois la défaite (face au suédois Robin Soderling, en 2009) dans son jardin de Roland Garros. Malgré ses impressionnantes statistiques sur la terre ocre, le taureau de Manacor semble affaibli face à l’ascension exponentielle de Djokovic vers la place de numéro un mondial. La donnée est simple : si l’espagnol ne remporte pas le tournoi, il cèdera sa place de roi de l’ATP à son dauphin. Une véritable révolution sur le circuit masculin quand on sait que le duo Federer/Nadal truste cette place depuis 2004…

Roger Federer, justement. L’ex patron incontestable du circuit connait depuis plus d’un an une-relative-baisse de régime. Habitué aux victoires en tournoi du Grand Chelem (16 trophées dans les majeurs), il n’a pas rejoint une finale depuis son titre obtenu à l’Open d’Australie en 2010. Son ambition de redevenir numéro un mondial n’en est pas pour le moins altéré. Mais le suisse le sait : face à une concurrence aux dents acérés, la lutte pour les titres majeurs sera rude. Surtout que la terre battue de Roland Garros sera la surface la plus difficile à dompter physiquement pour l’helvète. Dans la peau d’un numéro 3 mondial, Federer devra sans doute vaincre Novak Djokovic et Rafael Nadal pour rafler le titre. Pas la plus mince des affaires…

Andy Murray peut-il conquérir le titre de Roland Garros alors que son jeu semble plus taillé pour gravir l’un des trois autres sommets du Grand Chelem ? Selon de nombreux observateurs, la terre battue n’est clairement pas la meilleure surface du britannique, que l’on verrait plus volontiers s’inscrire au palmarès de l’herbe de Wimbledon ou du ciment de l’US Open. Néanmoins, Murray a récemment surpris bon nombre de personnes en faisant de la résistance face à Nadal à Monte Carlo (défaite 6/4 2/6 6/1) et plus encore face à Novak Djokovic lors du récent tournoi de Rome (défaite 6/1 3/6 7/6 après 3h de jeu). Alors Murray a-t-il une réelle chance de victoire finale ?

Derrière ce quatuor magique, peu de joueurs peuvent prétendre se tailler une part du lion. David Ferrer, fort de deux finales face à Nadal à Monte Carlo et Barcelone, et vainqueur de deux tournois sur terre battue à Auckland et Acalpulco, peut légitimement postuler à une place en quart de finale au minimum. Robin Soderling, double finaliste du tournoi et fossoyeur de Rafael Nadal en 2009 et de Roger Federer en 2010, peut aussi faire son bout de chemin dans le tournoi. Le tchèque Thomas Berdych, les espagnols Nicolas Almagro et Fernando Verdasco, ou encore l’autrichien Jurgen Melzer peuvent jouer les troubles fêtes.

Et nos frenchies dans tout ça ? Fort de 4 membres dans le top 20 mondial, les tricolores ont sans doute leur mot à dire dans ce tournoi 2011. De là à imaginer une victoire finale, 28 ans après le succès de Yannick Noah ? Il y a un gouffre que nous n’oserions franchir… Le favori logique de la délégation tricolore reste Gaël Monfils, demi-finaliste du tournoi en 2008. Il est celui dont le jeu reste le plus adapté aux exigences de la terre battue : gros physique, défenses élastiques, et coup droit foudroyant. Arrivant comme chaque année à court de préparation, il devrait néanmoins être protégé lors des premiers tours grâce à sa place de numéro 9 mondial. Richard Gasquet, récent demi-finaliste du tournoi de Rome (défaite face à Nadal 7/5 6/1) pourrait également faire tomber quelques têtes. Son statut de tête de série numéro 12 du tournoi devrait l’aider à avancer tranquillement lors les premiers tours. Après, avec un talent comme celui de Gasquet, tout reste possible. Gilles Simon peut lui aussi prétendre à une place en deuxième semaine si le tirage au sort lui est favorable. Absent l’année dernière, Jo-Wilfried Tsonga aura à coeur de prouver qu’il peut réussir sur terre battue.

Et toi, ami lecteur, quel est ton avis quant à ce tournoi de Roland Garros ? Qui en sortira vainqueur ? Quel français ira le plus loin ? Je t’écoute l’ami !

L’été me manque. Vous savez, celui où le ciel est bleu, où les oiseaux chantent, où les terrasses fleurissent de monde. Ici, dans le Nord, tout est désespérément gris, les oiseaux ont entamé leur migration il y a belle lurette, et les terrasses ne sont plus qu’un vague souvenir de jours que l’on peut compter sur les doigts d’une tortue ninja.

J’ai envie de sentir l’odeur d’une herbe fraichement tondue. J’aime ouvrir en grand mes museaux quand une grande étendue de tapis vert vient d’être raccourcie. C’est un petit plaisir que la vie est capable d’offrir, à l’image de la première gorgée de bière de Philippe Delerm. Et il a raison, le bougre… Quoi de plus rafraichissant, de plus enivrant, et de plus stimulant que ce houblon qui coule le long de notre gorge, délivrant sur son passage des flots de bonheur et d’extase?

J’aime entendre la neige encore immaculée craquer sous mes pas. C’est un son délicat et fort à la fois, qui procure à l’oreille une musique délicate, qu’aucun grand compositeur n’aurait le génie de recréer. Ce son offre une sensation de liberté et de nouveauté, alors qu’il s’agit pourtant du même sol que vous avez l’habitude de fouler des centaines de fois. Comme quoi la découverte est perpétuelle, même en bas de chez soi. Et même dans un lit, pourtant généralement le même chaque soir, le sommeil peut se laisser aller à la découverte: ainsi, quel plaisir immense y’a-t-il à être glissé au chaud sous une épaisse couette lorsque la pluie claque sur un velux… Du bonheur à l’état pur.

J’aime me fixer un objectif, aussi dérisoire soit-il, et le réaliser, afin d’avoir la satisfaction du travail accompli. La sensation de dépassement sonne comme une douce victoire quand la finalité est atteinte.

Au final, le bonheur serait-il de se fixer l’objectif de boire une bière en marchant dans la neige et en humant de l’herbe? Parfois, les choses les plus simples…

Attendu de pied ferme par tous les fans du cinéma d’action des années 90, The Expendables, de et avec Sylvester Stallone, se devait de répondre à un cahier des charges bien précis: minimum une demi-tonne de muscles gonflés à la testostérone, quelques caisses d’exposifs, 3000 douilles de balles, et surtout un parterre de stars réunis autour du maitre d’oeuvre Sly. Sur le papier, tout est présent pour que la mayonnaise prenne.

Barney Ross (Sylvester Stallone) est à la tête d’une unité d’élite qui intervient dans les missions désespérées. Alors qu’une île sud américaine est sous l’emprise d’un chef militaire peu scrupuleux, épaulé par un ancien agent de la CIA, Barney est appellé à la rescousse pour remettre de l’ordre dans toute cette histoire, et peu importe la manière.
Le film commence sur les chapeaux de roue: notre troupe d’intervention encercle une milice africaine preneuse d’otages. Notre parterre de stars est alors dévoilé au grand jour: Jasons Statham, Jet Lee, Dolph Lungren, Randy Couture, Terry Crews, … D’emblée, ça explose, ça frappe dur, l’hémoglobine se répand allégrement, et on se dit qu’on va en avoir pour notre argent.

Pourtant, rapidement, le rythme baisse d’un ton, la faute à des dialogues d’une légèreté extrême, qui feraient passer M.Pokora pour un dialoguiste hors paire. Ainsi, vous pourrez entendre Jet Lee nous parler de sa famille, pour laquelle il veut plus d’argent, vous vous attendrirez (ou pas) devant les larmes de Mickey Rourke nous contant ses envies de rédemption, j’en passe et des meilleurs… Bien entendu, certaines scènes sont savoureuses: ainsi, quel plaisir de voir Sylvester Stallone, Arnold-Gouvernor-Schwarzenegger et Bruce Willis tourner dans une même scène! L’espace de 3 minutes, ce sont 20 ans de cinéma d’action qui vous contemplent… Mais au final, ce qui résonne comme une évidence, c’est que vous n’irez pas voir The Expendables pour ses scènes narratives.

Non, ce qui vous intéresse, c’est le sang, la sueur, les os qui craquent et les coups de poings made in USA! Les 30 dernières minutes de film vont à ce sujet amplement vous satisfaire. Ici, l’Expendable team va littéralement tout détruire sur son passage.

En bref, pas de surprise pour ce film qui, bien que laissant une impression de déjà vu, renoue avec succès avec le film d’action pur jus. Et quand on sait que Sylvester Stallone tient à faire de son dernier bébé une franchise, on se dit que ce genre a encore de beaux jours devant lui!

C’est avec une impatience non dissimulée que j’attendais la sortie de la nouvelle version du Choc des titans, film réalisé par le français Louis Letterier, avec en rôle titre Sam Worthington, acteur vedette du blockbuster Avatar. En effet, l’émotion s’empare encore de moi aujourd’hui quand je me remémore l’opus original, sorti en 1981. Celui-ci avait stimulé l’imaginaire de l’enfant que j’étais à coup de cheval ailé, d’armes magiques et autre méduse au regard pétrificateur.

20 ans plus tard, le long métrage de Desmond Davis a évidemment pris un petit coup de vieux, et il était temps pour les studios hollywoodiens de s’emparer du matériau original afin de l’adapter aux techniques de réalisation modernes. Ainsi, alors initialement tourné en 2D, le film a été au tout dernier moment modifié afin qu’il surfe sur la vague de la modernité et qu’il bénéficie lui aussi d’un rendu 3D. Rendu 3D qui d’après les observateurs s’est révélé catastrophique…
L’histoire, à l’instar du film de 1981, raconte l’histoire de Persée, un demi dieu né de Danaé et Zeus, qui doit sauver le royaume d’Argos. En effet, le dieu Hadès a convoqué le Kraken, terrible créature vainqueur des Titans, afin qu’elle détruise la cité.
Accompagné d’une troupe de guerriers, Persée va croiser sur son chemin nombre de monstruosités, allant même jusqu’à braver les enfers afin de couper la tête de Méduse, dont le regard est capable de transformer tout être fait de chair et de sang en pierre.

Soyons brefs, soyons clairs: autant l’opus original avait laissé dans l’enfant qui est en moi une trace indélébile, autant cette nouvelle version ne laissera aucun souvenir impérissable dans l’histoire du cinéma. Et la liste des choses que l’on peut reprocher au réalisateur Louis Letterrier se fait longue:

- Pourquoi avoir affublé Persée, héros solitaire, d’une troupe entière de gus dont on se demande encore l’utilité réel? Si ce n’est de les faire mourir un à un dans des souffrances diverses et variées, on cherche encore la raison de leur présence dans le film. A noter les premiers pas en tant qu’acteur de Mouloud Achour, tout droit venu du “grand journal” de Canal+, en guerrier chasseur de monstres. Le réalisateur français aurait-il perdu un pari pour faire jouer un débutant dans cette superproduction? Pour la crédibilité, on repassera…

- Sam Worthington sait-il faire autre chose que froncer les yeux? Nous sommes en droit de nous le demander dans la mesure où l’acteur d’Avatar semble avoir deux expressions et demi à sa palette de comédien. Liam Neeson est un Zeux peu concerné par les évènements, tandis que Ralph Fiennes, alias Hadès, pense nous faire peur en mettant du noir sur son visage.

- Le cheval Pégase sort-il tout droit d’une mine de charbon? D’un blanc immaculé dans la mythologie ou dans le film original, Pégase sort ici avec une robe d’un noir intense. Et de s’imaginer le réalisateur de Hulk dire: “c’est moi le patron, je suis un visionnaire, Pégase sera noir, ou ne sera pas!”.

- Mais qui est Io? Cette jeune demi-déesse, qui accompagne Persée tout au long de son périple, n’a rien à voir avec cette histoire dans le mythe. Originellement, elle est une habitante d’Argos à qui Zeus vient fréquemment rendre visite afin de satisfaire ses envies. Dans le long métrage de 1981, c’est Athéna qui donne de nombreux coups de pouce à Persée. Tout dans le film de Leterrier se trouve donc décalé: alors que Persée va initialement au combat pour sauver Aphrodite dont il est éperdument tombé amoureux, il est ici question de vengeance personnelle envers Hadès, qui a tué les parents du héros. Et Persée de lorgner du côté des formes de Io…

- Louis Leterrier a-t-il des problèmes de rythme? On peut se poser la question dans le sens où certaines séquences, pourtant semble-t-il superflues quant à l’avancée de l’histoire, prennent le pas sur des moments clefs de l’intrigue. Ainsi, il aurait été intéressant de traiter plus en longueur le combat final que tout le monde attend. Ici, le Kraken a à peine le temps de sortir de l’eau qu’il est déjà renvoyé dans les profondeurs abyssales. Et tout ça pour que Persée et ses acolytes fassent mumuse avec des scorpions géants pendant trois plombes. Dommageable…

Et encore, je vous épargne les détails sur les problèmes d’inscrustation des différents personnages, et notamment de Pégase lors des phases de vol, de la disparition pure et simple du mythique casque de Persée qui avait le pouvoir de le rendre invisible et que je souhaitais tant avoir quand j’étais enfant, des guerriers du désert dont on se demande encore ce qu’ils font dans ce foutoir, …

Il devient donc limpide que “Le Choc des Titans” made in 2010 ne laissera pas une empreinte indélébile de son passage en salle. Et c’est avec un plaisir intense que je me remémorerais encore et encore le film de 1981 qui, sous son caractère de nanar assumé, transportait avec lui davantage de magie et de rêve que ne le fait le Leterrier nouveau.

2 ans après Sweeney Todd et son barbier chantant réducteur de têtes, Tim Burton revient aux affaires avec une libre adaptation de l’oeuvre littéraire de Lewis Carroll, j’ai nommé Alice au pays des merveilles. Plutôt que de transposer bêtement l’univers dérangeant de l’auteur anglais, chose qui a déjà été faite à de multiples reprises par le passé, le réalisateur de Mars Attack a choisi d’envoyer Alice une dizaine d’années après les évènements connus de tous notamment grâce au long métrage d’animation de Walt Disney.

Alice est donc devenue une jeune femme qui n’a plus aucun souvenir de son passage au pays des merveilles. Seuls quelques rêves lui remettent en tête les images d’un lapin vêtu d’un gilet, ou d’une chenille fumeuse de tabac. Alors qu’elle va être demandée en mariage par Hamish Ascot, un noble anglais peu attirant, Alice va suivre le lapin blanc de ses rêves afin de pénétrer à nouveau dans le mystérieux pays merveilleux…

Ce n’est pas peu dire que le nouveau long métrage de Tim Burton était attendu avec une impatience non dissimulée. D’abord parce que l’univers torturé de Lewis Carroll semble aller de paire avec celui de Tim Burton. Mais aussi parce ce nouveau long métrage utilise la même technique de réalisation que James Cameron pour son Avatar, à savoir un mélange de prises de vue réelles et d’images animées par ordinateur, tout cela pour un rendu “3D” à l’écran. Après la fabuleuse expérience Avatar, il tardait donc à de nombreux spectateurs d’enfiler à nouveau les lunettes spéciales.

Pourtant, force est de constater que la technique n’est pas utilisée avec la même maestria que le réalisateur de Titanic n’a pu le faire. Certes, une certaine profondeur de champ est apportée à l’univers créé par Tim Burton, mais les effets font plus lieu d’artifices que de véritable valeur ajoutée. Concrètement, les 12 euros réclamés par certains cinémas paraissent excessifs…

Passé l’aspect purement technique du film, ce nouveau regard sur l’univers d’Alice se suit avec un grand plaisir, sans jamais pourtant atteindre les cimes touchées par le film d’animation de Walt Disney, qui date pourtant de 1951. La faute peut être à un rythme pas toujours maitrisé, qui a tendance à baisser à mesure que le temps s’égraine.

Qui dit Tim Burton dit bien souvent Johnny Depp. Et pour la septième fois de leurs carrières respectives, le réalisateur américain a choisi l’acteur de Pirate des Caraibes pour tourner dans son film et ainsi incarner le chapelier fou. Résultat: une interprétation parfaite, à la hauteur de ce que l’on est en droit d’attendre de la part de Johnny Depp. Mia Wasikowska, inconnue du grand public, est une Alice plus effacée, qui semble davantage spectatrice de ce qui lui arrive que véritablement actrice. Enfin, la muse de Tim Burton, alias Helena Bonham Carter, incarne une dame de coeur plus instable et terrifiante que jamais.

Au final, ce Alice au pays des merveilles décevra celles et ceux qui s’attendaient à une révolution visuelle comparable à celle d’Avatar. Mais il constitue un bon moment de cinéma, qui divertira agréablement petits et grands.

Après avoir vu le film “La Rafle”, réalisé par Roselyne Bosch (tout un symbole pour un film qui traite de la déportation des juifs), je me suis dit que le moment était idéal pour réaliser ma première critique sur ce blog.

En effet, “La Rafle” est un film qui, par son essence, est difficile à commenter: comment peut-on critiquer négativement un long métrage qui traite d’un sujet aussi sensible que celui de la rafle du vel d’hiv? Il convient pour cela de traiter le fond et la forme sur deux plans bien distincts, et c’est ce que je tâcherais de faire dans cet article.

D’emblée, “La Rafle” s’évertue à mélanger les sentiments. Le film prend place en juin 1943. L’Allemagne Nazie occupe une bonne partie de la France, et l’étoile jaune est imposée aux juifs comme signe distinctif. Les lieux publics leurs sont peu à peu interdits, et la population se trouve coupée en deux, entre “pro” et “anti” juifs. Personne n’imagine alors qu’à l’Est, les camps d’épurations d’Hitler tournent à plein régime.
Le 16 juillet de la même année, la police française, soutenue par la Gestapo, décide de rafler plus de 20 000 personnes d’origine juive, et de les stocker tel du bétail dans le Vélodrome d’Hiver de Paris, en vue d’une déportation massive vers les camps de concentration polonais.

L’on suit alors plusieurs familles dans ce voyage vers la mort, et ce à travers deux prismes: celui des enfants, la plupart du temps insouciants, et celui des adultes, inquiets de ce qui va leur être réservé. Les évènements historiques sont alors froidement retranscrits à l’écran tels qu’ils se sont déroulés: prisonniers affamés, confort précaire, hommes et femmes battus…

Pourtant, jamais, au grand jamais, l’émotion ne parvient là où l’on serait en droit de l’attendre. La faute à des acteurs dont le jeu est fortement caricaturé, et en premier lieu celui de Gad Elmaleh dont les émotions feintes auront vite fait de lasser le spectateur. De plus, il n’était pas nécessaire de tirer à outrance la corde sensible des sentiments en surexposant des enfants certes touchants, dont le tragique destin ne peut être ignoré, mais au bout du compte agaçants: citons l’exemple éculé du nounours laissé sur le quai de la gare et retrouvé au dernier moment par une infirmière (incarnée par Mélanie Laurent, seule actrice vraiment juste du film).

En définitive, “La Rafle” restera un important moment de cinéma pour son côté “devoir de mémoire”, mais sûrement pas pour sa forme, qui reste bien trop bancale pour en faire un film référence.

Il y a quelques temps de cela (avant hier soir, en fait), je me suis retrouvé à courir en rond dans une chambre avec une casserolle à la main, et ce à 4h du matin. Rassurez vous, je n’étais pas devenu complètement timbré, et cette course nocturne avait une importance vitale pour certaines personnes.

Revenons en aux faits: vendredi soir, j’ai eu la bonne surprise d’accueillir ma soeur à Lille. Accompagnés d’une bonne dizaine d’amis plus ou moins proches, nous sommes allés boire quelques verres dans différents bars de la ville. L’une de ces personnes (nous la nommerons Eglantine, pour des soucis de confidentialité que vous comprendrez aisément suite à la lecture des lignes qui vont suivre) nous a quitté vers 1h30 afin de rejoindre son domicile, situé non loin de là où j’habitais auparavant. Après une visite complète des bars lillois (visite qui est même passée par le Seven Heaven, où je me suis vraiment rendu compte que je vieillissais), nous nous apprêtions ma soeur et moi à rentrer à mon appartement de Loos.

C’est le moment choisi par Eglantine pour m’appeller, la voix tremblante, poussant de réguliers petits cris qui pouvaient laisser à penser que quelqu’un cherchait à l’étrangler: “j’ai une souris chez moi, je ne peux pas dormir! OH OHHHHH OOOOOHHHHHHH!!!” étaient grosso modo les mots que j’arrivais à capter entre deux hurlements.
Ni une ni deux, n’écoutant que mon courage (mais aussi les trois pintes de bière que j’avais pu boire au cours de la soirée), je suis allé à l’appartement de mon amie, bien décidé à en découdre avec ce maudit rongeur.

Une fois sur le lieu de bataille, il a fallu établir une stratégie destinée à capturer le dangereux animal. Eglantine, sans doute aveuglée par sa peur incommensurable, voulait à tout prix que nous mettions fin aux jours de la souris. Pour ma part, il me semblait plus sage de capturer le rongeur afin de la balancer par le balcon (je me suis toujours demandé si une souris savait voler).

Tapie derrière le frigo de l’appartement, Mickey Mouse ne voulait pas montrer le bout de son nez. Jusqu’à ce que nous la voyions subitement apparaitre, ce qui ne manqua pas de faire pousser des cris de terreur à la pauvre Eglantine. Vous voyez à peu près comment s’égosille Eugène Saccomano lorsqu’il “refait le match”? Et bien, le cri poussé par notre hôte était semblable à celui de l’animateur radio.

Premier constat: courir après une souris dans le but de la capturer, c’est difficile. Un animal de cette taille est plus rapide et insaisissable qu’un Lionel Messi parti dans une série de dribbles. Bien vite, l’évidence nous apparu: nous avions besoin d’une stratégie. Le plan de bataille prit alors forme de cette façon: je devais faire en sorte d’enfermer Mickey sous une casserole, puis ma soeur devait bouter l’animal hors de l’appartement à l’aide d’une raclette. Après de nombreux hurlements, nous arrivions enfin à enfermer le rongeur sous l’ustensile de cuisine. Mais qu’en faire ensuite? “Tuez là!” hurlait à tue tête Eglantine, pour qui le goût du sang semble une évidence. “Non, nous allons la faire passer sur le balcon afin de la libérer à l’extérieur” répondis-je plein de magnanime.

Après avoir dressé avec ma soeur une sorte de rampe destinée à franchir la marche qui séparait la chambre du balcon, j’avançais minutieusement la casserole qui enfermait la souris. Las, l’animal s’échappa à peine nous essayions de passer le pont de fortune. La course poursuite pouvait continuer… Après tout, il n’était que 4h30 du matin, et nous n’avions rien de mieux à faire.

Suite à cette évènement, nous avons recroisé la course du rongeur à plusieurs reprises, sans jamais réussir à le capturer à nouveau. Ma soeur a bien essayé de s’asseoir dessus par inadvertance, mais rien n’y a fait, et rapidement nous avons dû lever le camp devant notre impuissance.

Aujourd’hui, Eglantine est retournée chez ses parents pour le week end. La souris est toujours en liberté, peut être accompagnée de centaines de ses congénères. Dès lors, plusieurs solutions peuvent être envisagées: dératisation, changement d’appartement, purification par le feu, …

Souris: 1 – Hommes: 0

Les mois s’égrainent depuis la création de ce blog et les articles sont toujours publiés de façon sporadique. J’ai attendu qu’une horde de fans se déchaine et crie son désespoir quant au manque de posts, mais rien…

Pourtant, nombreuses sont les personnes à m’avoir encouragé à continuer l’écriture de ce site. Et il était de mon devoir de les remercier, car je n’ai jamais autant l’envie d’écrire que lorsque mon “travail” semble intéresser les gens. Je ne marche pas pour autant à la flatterie, mais étant très critique sur ma façon d’écrire, j’ai besoin de ce moteur pour avancer.

Ayant eu 26 ans récemment, il était temps pour moi de faire un rapide bilan de ce qui avait pu être fait ici jusqu’à maintenant. Etrangement, et en parcourant les quelques posts que j’ai pu écrire, je me rends compte ne jamais avoir parlé de deux de mes sujets de prédilection, à savoir le tennis et le cinéma. Mais beaucoup de ma vie professionnelle, qui vraisemblablement me perturbe.

Aussi, vais-je prochainement élargir ma ligne éditoriale et l’ouvrir à des articles plus “heureux” qui ne donneront plus l’impression que je suis à deux doigts de me balancer au bout d’une corde.

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